Central Camp


There is no way of deciding which camp is more authentic, which place more unique, which amongst all 14 locations synthesizes better PSE´s job. Some say that smaller camps let work you closer with the children, that the interaction is more real, and that the contact with them is more natural. I believe there is no better way of understanding PSE tan working a summer at the Central Camp, and that there is not a place that mirrors better PSE´s model of “destroying poverty”.

“The Central” is the model in which all camps are based. A fixed structure in which 800 children 3 to 16 years old enjoy supported by a team of 40 european and 75 cambodian instructors. It´s a piece of engineering in which all pieces fit with logic and discipline, in which every routinary chore demands an extreme level of commitment. The showers are a Tom and Jerry remake with teenagers as running mice and instructors as chasing cats; the breakfast is a fragile truce with time running out for the next game; and the Monday´s group division is the perfect prove that there is order behind the caos. 30 groups, 800 kids divided by age, each of them wearing a plastic bracelet with their group number. Two khmer instructors will guide them around during a week in which they will play every posible game, from rugby to dental prevention activities.

Most of our kids come from the most troublesome sangkats (neighbours) of the capital: Chiva Ampov, Boung Toum Poung, Phum Russey, Prek Toil… They are sons of Phnom Penh, born and raised far away from the calm provinces, destined to end up in a gang or in the streets. They are the last in line in a country that doesn´t seem to get started with the issue social inequality. But amongst them, the best ones are those that happen to be wandering around the Centre and stumble upon the noise coming powering through the entrance. They peek in, hesitate, and finally run through the welcome lines of the door, swimming up stream through the sea of children arriving. Those children, who didn´t know PSE, go from the faceless caos of the cambodian streets to the discipline inside the Camp; from not been notice at their homes to receiving health attention for a scratch; from spending days with out doing anything to playing in 30 different activities one week. This revelation is PSE´s magic, it´s giving the best we have to those who need it the most.

And despite the apalling amount of kids flooding every morning through the doors, and the endless lines of children with identical faces, Central Camp still is a machine destroying misery.


No hay forma de elegir qué campamento es más auténtico, qué sitio es más único, cuál de entre las 14 localizaciones del campamento de verano es la más representativa del trabajo de PSE. Hay quien dice que un sitio con menos niños te ayuda a conocerlos mejor, a interactuar de una manera más cercana y personal con niños que pasarán todas las semanas de Camp. Yo soy más de la opinión de que no hay forma de entender mejor el trabajo de PSE que trabajando un verano en el campamento central, y que no hay una estructura que calque mejor el modelo de “máquina de destruir la pobreza” que se ha diseñado en el 402 de Village Trea.

“El Central” es el modelo en que se basan todos los campamentos. Un esqueleto en el que disfrutan 800 niños de entre 3 y 16 años sostenido por un engranaje de 40 monitores europeos y 75 camboyanos. Es un reloj en el que las piezas encajan con lógica y disciplina, en el que todo exige una implicación titánica, una entrega y fervor febriles. Las duchas se convierten en un episodio de con adolescentes huyendo por las esquinas sin querer pasar por los cazos; el desayuno es una carrera a contrarreloj para volver a jugar; y las filas son un ejercicio de paciencia y mano izquierda, con la división de grupos del lunes como máxima expresión del orden detrás del caos. 30 grupos, 800 niños separados por edades, cada uno con su pulsera de plástico numerada, sus dos monitores camboyanos  y un horario que les moverá de punta a punta del centro PSE por actividades que van desde rugby hasta un taller de prevención dental.

La mayoría de nuestros niños viene de los sangkats (barrios) más problemáticos de la capital: Chiva Ampov, Boung Toum Poung, Phum Russey, Prek Toil… Son hijos de Phnom Penh, educados lejos de la calma de las provincias, carne de banda y trabajo callejero, los últimos en la cola de un país que no acaba de arrancar. Y de entre todos ellos, los más especiales son todos aquellos que aparecen por la puerta un día y deciden entrar. Se asoman, miran alrededor y se zambuyen en la marabunta de niños en un sprint frenético entre monitores cantando. Pasan del caos impersonal de la calle camboyana al orden del Camp, de que no importen a nadie a ir al hospital por una pequeña herida infectada, de no tener nada que hacer a jugar en 30 actividades diferentes en una semana. Es la magia de PSE, dar lo mejor que se tiene a los que más lo necesitan.

Y a pesar de que esa cantidad de niños llegando en tromba por la mañana sea tan apabullante, y de que las filas de la ceremonia de bandera parezcan líneas de caras iguales que no acaban, el Central ,como PSE, sigue siendo una máquina de destruir miseria.


Il est impossible de dire quel camp aura été le plus authentique ou quel lieu aura été le plus unique ; ou encore quel camp aura le mieux représenté le travail de PSE. Certains disent que les petits camps permettent d’être plus proches des enfants, de mieux les connaître et d’interagir avec eux de façon plus naturelle. Je pense cependant qu’il n’y a pas de meilleure façon de comprendre le travail de PSE que celle de travailler au camp central ; il n’existe à mes yeux aucun autre endroit qui reflète aussi bien le modèle de « destruction de la misère » de PSE.

« Le Central » est le modèle qui sert de base à tous les autres camps. Une structure fixe qui accueille chaque jour 800 enfants de 3 à 16 ans encadrés par une équipe de 40 moniteurs européens et de 75 moniteurs cambodgiens. C’est un engrenage aux rouages complexes dans lequel toutes les pièces s’imbriquent avec logique et discipline. Les douches se convertissent en un  épisode de Tom et Jerry pendant lequel les adolescents courent de toutes part tels des souris afin d’esquiver au mieux les casseroles d’eau des moniteurs dans le rôle… des chats bien évidemment ! Les petits-déjeuners sont de véritables courses contre la montre pour être les premiers à retourner jouer ; et la séparation des 800 enfants en 30 groupes selon leurs âges tous les lundis matins est le summum de l’ordre derrière le chaos apparent. Chaque groupe s’aligne et reçoit son bracelet en plastique numéroté ; il se voit attribuer deux moniteurs cambodgiens ainsi qu’un emploi du temps personnalisé qui le guidera de bout en bout du camp central afin de vivre des activités variées allant d’un match de rugby à un atelier de prévention contre les caries.

La plupart de nos enfants viennent des sangkats (quartiers) les plus problématiques de la capitale : Chiva Ampov, Boung Toum Poung, Phum Russey, Prek Toil… Ce sont les enfants de Phnom Penh ; ils ont grandi loin du calme des provinces et ont pour seuls destins de finir dans un gang ou d’errer dans les rues. Ce sont les derniers d’un pays qui peine à amorcer une réflexion sur les inégalités sociales. Parmi tous ces enfants les plus spéciaux sont ceux qui, à force d’entendre le joyeux brouhaha émanant du centre, passent un jour le bout de leurs nez par la porte et décident d’entrer. Ces enfants qui ne connaissaient pas PSE passent du jour au lendemain du chaos des rues cambodgiennes à la discipline du camp central ; du manque d’attention dans leurs foyers où une égratignure ne se remarque même pas à une prise en charge médicale de qualité à l’infirmerie du centre ; de journée vides de tout à des semaines de 30 activités différentes. Cette révélation est la magie de PSE : donner le meilleur de ce que nous avons à ceux qui en ont le plus besoin.

Et malgré le nombre considérable d’enfants qui passent en trombe la porte d’entrée tous les matins et les files alignées devant le drapeau pour la montée des couleurs qui paraissent interminables, le camp central continue d’être, comme PSE, une formidable machine à détruire la misère.